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Photo prise lors de la conférence inaugurale de l’association, le 14 juin 2022, au musée des Moulages de l’Hôpital Saint-Louis à Paris.

L’Humain au Cœur du Soin réunit des soignants, des chercheurs issus de diverses disciplines et des patients. L’association est ouverte à toutes les personnes désireuses de renouer avec une approche plus globale du soin

Le conseil d'administration

Safae Terrisse, docteur en médecine, spécialisée en oncologie médicale

SAFAE TERRISSE

Co-présidente de l’association (avec Gisèle Face)

Praticienne hospitalière à l’AP-HP, au sein de l’Hôpital Saint-Louis à Paris, elle est titulaire d’un DES d’oncologie médicale (Université Paris Descartes) et d’un doctorat en Sciences portant sur l’immunologie des tumeurs, l’immunothérapie et le rôle du microbiote (Université Paris-Saclay).

Son parcours se distingue par une articulation forte entre recherche, clinique et engagement citoyen. Ses travaux scientifiques, ses publications et son activité hospitalière s’inscrivent dans une vision globale et exigeante de la médecine.

Convaincue que la santé est un enjeu profondément social, elle s’attache à la réduction des inégalités d’accès aux soins et à la prévention, notamment pour les femmes et pour les publics éloignés du système de santé.

Co-fondatrice de l’association L’Humain au cœur du soin, elle défend une approche résolument centrée sur la personne : l’écoute, la compréhension fine des parcours de vie et la collaboration étroite avec les patients, les équipes soignantes et le tissu associatif, afin de développer des initiatives utiles et durables.

Gisèle FACE

Co-présidente de l’association (avec Safae Terrisse)

Assistante sociale de profession, actuellement en formation d’ingénierie sociale et Master de recherche en travail social.

« Tout au long de ma carrière, j’ai puisé mon engagement de l’accompagnement à l’autre dans des valeurs personnelles, familiales. Mes parents étaient des personnes engagées dans différentes causes, associatives, politiques, dont l’objectif était de servir l’intérêt commun. Ils aimaient participer aux œuvres et aux actions qui visaient la conservation ou la réhabilitation de la dignité humaine.

« À mon tour, je reproduis ces valeurs tournées vers l’humain et son environnement de vie. Elles sont continuellement présentes dans ma réflexion, dans mon engagement, comme dans toute action qui a pour vocation de remettre l’humain au cœur des réelles préoccupations sociétales. »

Gisèle Face est également l’auteure d’un roman : Ma mère est morte,
Éd. Baudelaire, décembre 2022

Olivier Tembo, secrétaire de l'association L'humain au cœeur du soin.

Norbert-Olivier Tembo

Secrétaire de l’association

Je suis actuellement co-coordonnateur de la Plateforme de Génétique Moléculaire des Cancers de l’APHP où je contribue à l’intégration des avancées scientifiques dans la prise en charge personnalisée des patients atteints de cancers.

Mon parcours professionnel m’a également conduit à assurer des activités d’enseignement à la faculté de pharmacie de Caen, où j’ai eu à cœur de transmettre savoirs et valeurs aux étudiants. Par ailleurs, j’ai assuré la présidence de la SOCADOC-CERMN (Société des docteurs en pharmacie de Caen Basse-Normandie et /Centre d’études et de Recherche sur le Médicament de Normandie). J’ai par ailleurs pris une part active à la vie associative et citoyenne en tant qu’adjoint au Maire à Méry-sur-Oise (95).

L’ensemble de ces expériences scientifiques, pédagogiques, associatives et citoyennes s’inscrit pleinement dans une démarche plaçant l’humain au cœur du soin.
Placer l’humain au cœur du soin ne relève pas seulement d’un principe, mais d’un engagement concret, qui guide mes actions au quotidien tant dans la recherche que dans les interactions avec les patients et les acteurs de la santé.

C’est donc tout naturellement que j’ai rejoint l’association, dont je partage pleinement les valeurs et les objectifs, en qualité de secrétaire, avec la volonté de contribuer activement à promouvoir une approche plus humaine, éthique et solidaire.

Denis Mechali

Secrétaire adjoint de l’association

Né le 22 février 1946, Denis Mechali a mené une carrière de 30 années (de 1981 à 2011) comme praticien hospitalier, puis à partir de 1990, comme chef de service, au sein du Centre hospitalier de Saint-Denis (93).
D’abord médecin interniste, avec une spécialisation en maladies infectieuses, il s’est intéressé au soin palliatif dès 1986. Il entreprend alors une longue formation à l’intérieur d’un groupe animé par le psychanalyste Michel Renault. Sa pratique se transforme. Déjà ouvert au soin humaniste et à l’écoute, le soin palliatif l’a ouvert à des objectifs de soin des personnes dépassant le soin du corps, pour prendre en compte, au plus possible, les besoins psychologiques, sociaux, culturels et spirituels. Dans ce cadre, son travail de médecin hospitalier pouvait seulement s’envisager en équipe, avec le maximum d’interactions avec les autres soignants non-médecins, les travailleurs sociaux, mais aussi les patients et leurs représentants associatifs.

L’épidémie de SIDA lui a alors donné l’opportunité de créer et de diriger un service de maladies infectieuses, principalement dévolu à la prise en charge de cette maladie. La maladie SIDA, souvent mortelle au départ, et touchant des personnes vulnérables, l’a amené à une pratique organisée « en réseau », intrahospitalière de même que « ville/hôpital », nouant des liens privilégiés avec des soignants aux objectifs communs d’un soin respectueux et attentif aux personnes. Un élargissement nécessaire du savoir anthropologique l’a amené à nouer des liens avec des équipes d’« ethnopsychiatrie », sans jamais quitter une vision universaliste et laïque du soin. La présence d’usagers de drogue, nombreux au départ, l’a aussi amené à un travail partenarial avec des psychologues investis dans ce champ, exerçant conjointement dans le service et dans la ville. Plusieurs associations de lutte contre le SIDA ont fait partie des partenaires, certaines avec des permanences au sein même du service. Il a ainsi été le président durant six années (1999-2005) de l’association « Ikambere », de soutien aux femmes africaines touchées par le SIDA. Il a participé également à un partenariat avec l’hôpital de Kayes au Mali, pour développer la prise en charge de la maladie et des traitements, avec notamment des échanges croisés de soignants, en courtes missions entre Kayes et Saint-Denis (de 2004 à 2010).

Après sa retraite de praticien hospitalier, il s’est investi dans les PASS (permanences d’accès aux soins), d’abord à Saint-Denis, où il a créé la première consultation dédiée. Puis il a fait une rencontre essentielle en 2011, celle de Claire Georges. Il a été avec elle, et quelques autres, co-fondateur du collectif PASS, devenu collectif national des PASS (CNDP) qu’il a quitté en 2024. Denis Mechali a exercé des fonctions de médecin vacataire à la PASS de l’hôpital Saint-Louis, de 2012 à 2017, puis est resté en lien avec Claire Georges et a ainsi participé dès le départ à l’association « L’Humain au cœur du soin ».

Parallèlement, il a exercé des fonctions de membre de la commission nationale d’agrément des associations (CNA) de 2012 à 2024, enrichissant de cette façon sa connaissance du terrain associatif. Depuis 2012, il est secrétaire du conseil d’administration de l’association Interprétariat Service Migrants, association au service des migrants et de la traduction en milieu social.

Il s’est également formé à la médiation (DU Panthéon-Assas en 2016). Dès 2012, il est devenu médiateur après plainte des patients au sein du centre hospitalier de Saint-Denis, fonction qu’il occupe toujours en 2026, ce qui l’amène à être membre actif de la commission des usagers de l’établissement. Il tente, par ce biais, des rapprochements approfondis entre soignés et soignants.

Au sein de L’Humain au cœur du soin, il anime, conjointement avec Francis Jubert, des ateliers de lecture d’ouvrages. L’objectif de ces lectures est d’illustrer le champ de la santé dans une vision très large, et, au fil du temps, de mettre de plus en plus l’accent sur l’importance des récits biographiques, de la médecine narrative, puis de s’ouvrir à d’autres champs de la culture au-delà des livres, et notamment par le compte rendu de spectacles de théâtre illustrant ces problématiques, entremêlant l’intime et des problèmes sociétaux. Le groupe de lecture a pu se consolider via le site internet, avec une relecture et une mise en page effectuées par Guy Declercq, devenu ainsi un partenaire à part entière de la publication des écrits.

En 2026, il souhaite poursuivre la co-animation de ces ateliers à l’hôpital Saint-Louis en y associant des soignants, mais aussi, éventuellement, des patients, leurs aidants, ou des représentants d’usagers.

En février 2021, le podcast réalisé par Laura Maspeyrat, « Lire, écrire, et panser le soin  », a été l’occasion de mettre en récit certains des éléments présentés ici.

La crise actuelle du monde de la santé, obligeant à repenser nombre de visions et de modes d’organisation, explique la poursuite de son investissement intime et citoyen. Denis Mechali s’est tourné désormais, de façon essentielle, vers le témoignage, le partage et la transmission.

Renaud Vidal, membre du bureau de l'association L'humain au cœur du soin.

Renaud Vidal

Trésorier de l’association

Renaud est chercheur en haute fiabilité organisationnelle et spécialisé en sense-making, qui désigne l’étude des processus individuels et organisationnels qui permettent de répondre aux questions : « Que se passe-t-il ? » et « Que devons-nous faire ? ». Après avoir conduit ses travaux dans les domaines de la sécurité civile, il s’intéresse depuis quelques années à l’organisation des soins. Renaud est affilié au Center for Catastrophic Risk Management de l’Université de Californie, Berkeley. Il dirige également le département Innovation de la société ATRISC spécialisée dans la gestion des risques.

Renaud est titulaire d’une thèse en gestion passée à l’IAE d’Aix-en-Provence et à l’université de Californie, Berkeley.

Coordinateur du projet GAÏA

Cooper Andria, musicien

Coopertino ANDRIAMBOLOLONIAIMA

À l’hôpital Saint-Louis, Cooper est agent hospitalier dans les secteurs de la logistique et du transport. Un rôle essentiel qui assure l’approvisionnement de l’hôpital en matière de soins (médicaments, lingerie, hôtellerie) et en fournitures, mais également l’acheminement des prélèvements sanguins et des analyses des patients entre les différents groupes hospitaliers. Une activité qui permet de contribuer au bien-être du patient et du personnel, et de côtoyer tous les services.

« Lors de mon temps libre, j’aime participer à de nombreux projets artistiques. J’ai le sentiment que l’art nous est bénéfique en tant qu’humain, en nous invitant soit à nous évader devant une œuvre, soit en nous aidant à nous transcender dans la création même de cette œuvre. Dans ma pratique professionnelle, ma sensibilité est tout autant engagée et me rappelle que nous sommes faits d’émotions. C’est une réalité que je vis à chaque instant dans un monde où chacun de nous est, qu’on le veuille ou non, essentiellement défini par ses actions. »

Le docteur Côme Bommier, hématologue, membre de l'association L'humain au cœur du soin

Côme Bommier

Hématologue, chercheur en épidémiologie clinique et en éthique médicale, secrétaire général de la Société Française et Francophone d’Éthique Médicale, rédacteur associé du journal Ethics Medicine & Public Health, co-fondateur de l’Équipe Pédagogique en Éthique et Intégrité Scientifique (Paris Cité).

« Investi dans le champ de l’éthique médicale depuis plus de dix ans, je souhaite désormais implémenter ces savoirs dans ma pratique médicale d’hématologue, au service des patients, des confrères, des collègues et plus largement de l’hôpital public. Je crois que notre association est le début d’un nouveau mouvement humaniste au sein de l’hôpital, permettant un dialogue par-delà les cloisons de l’hôpital et des spécialités. Cet engagement, porteur de sens, sera notre meilleure arme de résilience face aux obstacles à venir ! »

Florent CHAMPY

« Je suis sociologue de formation (EHESS), J’occupe la fonction de directeur de recherche au CNRS au LISST (Laboratoire Interdisciplinaire Solidarité, Société, Territoires) à Toulouse. Spécialiste du travail, des organisations et des façons de penser face à des problèmes complexes, mes travaux portent notamment sur les soins aux personnes vulnérables, le travail social et la petite enfance. »

« Je suis l’auteur de : Nouvelle théorie sociologique des professions (PUF, 2011) et De catastrophe en catastrophe (PUF, 2026). »

Photo de Gwenaëlle Creff, secrétaire de l'association L'humain au cœur du soin

Gwenaëlle Creff

« Je suis la secrétaire de la PASS et de l’Équipe Mobile d’Accompagnement et de Soins Palliatifs à l’hôpital Saint-Louis. Ces deux services accordent un temps important à l’écoute et à l’accueil de la personne dans sa globalité, avec ses difficultés, ses incompréhensions. Face à des situations difficiles, une solidarité se crée entre professionnels, avec et pour le patient, dans le but de trouver des solutions pour le soutenir dans l’épreuve. L’humain au cœur du soin, c’est apporter du réconfort aux patients et à leurs proches qui n’ont pas choisi d’être à l’hôpital, mais également au personnel qui souffre des conditions de travail difficiles, et pour qui le soin relationnel, parfois mis de côté pour faire face au plus urgent, reste le cœur même de leur métier. »

Photo de Francis Jubert, philosophe praticien

Francis Jubert

Docteur en philosophie, il a débuté sa carrière comme enseignant-chercheur, développant une réflexion exigeante sur l’anthropologie, l’éthique et les fondements de la relation de soin.

Co-fondateur, avec le Pr Jehan de Butler, du Centre d’Études et de Recherche en Médecine Psycho-Somatique (CERPS), il a contribué à promouvoir une approche intégrative du soin, attentive aux dimensions psychiques, corporelles et sociales de la maladie.

Tout au long de son parcours, il s’est engagé en faveur de partenariats public-privé structurants, notamment dans le champ de la santé. Ancien dirigeant de la chambre professionnelle des entreprises du numérique (Numeum), où il a créé le Comité Santé, il a collaboré sur plusieurs dossiers stratégiques avec le ministère de la Santé et le ministère de l’Économie et des Finances (Bercy), contribuant au dialogue entre innovation technologique, régulation publique et intérêt général.

Président du fonds de dotation Médecine Explorer, il a participé au développement d’un ambitieux projet d’encyclopédie médicale numérique aux côtés du Dr Claude Meisel, proche collaborateur du Pr Pierre Godeau, auteur du Traité de médecine, œuvre de référence pour des générations de praticiens. Ce projet visait à articuler rigueur académique, transmission des savoirs et valorisation de l’expérience clinique.

Praticien engagé dans le développement des soins palliatifs à domicile en Île-de-France, il a été membre du conseil d’orientation stratégique de Voisins & Soins. Il siège également au conseil d’administration de l’association Le Lien, engagée dans la lutte contre les infections et accidents médicaux, et contribue aux travaux du comité de surveillance du Centre Hospitalier des Quatre Villes (CH4V).

Vice-président de la Commission des usagers du GHT 92, il est membre actif du Comité Expérience Patient de l’établissement, où il œuvre à la reconnaissance du savoir expérientiel des patients et à son intégration dans les pratiques médicales.

Convaincu que la médecine ne peut se dissoudre dans une rationalité strictement procédurale, il milite pour que la « prépa Santé » de Stan-IPC évolue vers une véritable école de médecine où les Humanités médicales occuperaient une place centrale, articulant sciences biomédicales, philosophie, psychologie et éthique.

Il est membre du conseil scientifique de la start-up MedCopilot, présidée par le Dr Adrien Serey, et s’intéresse aux usages responsables de l’intelligence artificielle en santé, conçus comme des outils au service de la décision médicale et du parcours patient.

Il a rejoint l’association L’Humain au cœur du soin à l’invitation de sa présidente, le Dr Claire Georges-Tarragano, qu’il avait intéressée au projet Médecine Explorer. Sensible à la proximité de leurs démarches respectives, fondées sur l’articulation entre savoirs académiques et parole des acteurs de terrain, il y co-anime aujourd’hui, avec le Dr Denis Mechali, les Ateliers de lecture et les groupes de réflexion, et publie régulièrement des comptes rendus et analyses sur le site de l’association.

Son engagement s’inscrit dans une conviction forte : faire dialoguer les disciplines, relier recherche, clinique, innovation et expérience vécue (projet Gaïa), et remettre la personne — patient comme soignant — au centre du système de santé, afin de bâtir un modèle de soin plus attentif, plus responsable et plus profondément humain.

Laura Maspeyrat

Je suis étudiante en troisième année de médecine à Marseille, diplômée de la Sorbonne et de Sciences Po Paris en Santé Publique. J’ai effectué de nombreux stages dans des entités publiques (Institut de Recherche pour le Développement, Institut National d’Études Démographiques, PASS de l’hôpital Saint-Louis, ministère de la Santé) afin de travailler sur l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques de santé.

Jackie Platon, ancienne responsable du service social à l’hôpital Saint-Louis à Paris, membre du CA de L'humain au cœur du soin.

Jackie Platon

« Ancienne responsable du service social à l’hôpital Saint-Louis à Paris, j’ai toujours souhaité accompagner les équipes dans l’attention aux autres et dans l’écoute des personnes.
À ma retraite, j’ai naturellement désiré poursuivre ces actions auprès du Collectif National Des PASS ainsi que dans l’association l’Humain au Cœur du Soin.
La réflexion que nous menons au sein de l’association veut porter au plus haut niveau ce travail de lien fondamental entre patients et soignants. »

Benoît Pons, membre du CA de L'Humain au cœur du soin.

Benoît Pons

Benoît Pons est lauréat du concours d’administrateur du Sénat. Il a étudié les affaires publiques à Sciences Po Paris (où il a suivi l’enseignement du Dr Claire Georges-Tarragano) et la philosophie à l’École Normale Supérieure et à l’université Paris I – Panthéon-Sorbonne. Il s’y est en particulier intéressé à la philosophie de la biologie, de la médecine et de l’environnement.
Il a consacré son mémoire de master aux implications politiques de l’œuvre du philosophe Hans Jonas, penseur du vivant, de la bioéthique et pionnier de l’éthique environnementale.

Soucieux de faire dialoguer réflexion philosophique et action concrète pour les autres et dans le monde, Benoît Pons s’est engagé dans l’association L’Humain au cœur du soin qui incarne cette ambition en proposant des activités centrées sur l’expérience des patients et des praticiens, avec un haut niveau de conceptualisation et de réflexion.

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